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Droits et sécurité

Casting enfant : comprendre le cadre français et protéger l’intérêt de l’enfant

Tout ce qu’un parent doit vérifier avant un casting enfant : cadre légal français, autorisations, horaires, accompagnement, données et images, sécurité, rémunération, rôle des parents et bonnes pratiques.

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Pourquoi un « casting enfant » ne se gère jamais comme un casting adulte

En France, un casting enfant engage d’abord une responsabilité : celle de protéger l’intérêt supérieur du mineur, de respecter son rythme et de sécuriser toutes les étapes (information, transport, accueil, prises de vues, diffusion des images). La qualité d’un projet ne se juge pas seulement à la marque ou au cachet proposé ; elle se mesure à la clarté du cadre, à la précision des autorisations et à l’attention portée au bien-être de l’enfant.

Avant toute candidature, un parent doit connaître précisément qui organise, où et quand, comment l’enfant sera accompagné, et quelle utilisation des images est envisagée. Pour poser une base simple et fiable, commencez par des photos sobres proches des polaroids, puis validez par écrit chaque point pratique figurant dans le brief reçu.

Ce dossier rassemble des repères concrets, des méthodes pas à pas, des exemples et des listes de contrôle. Il s’adresse aux parents, aux recruteurs et aux marques qui souhaitent organiser un casting responsable, dans le respect du cadre français et de la vie privée des mineurs. Pour les vérifications liées au droit, à l’image et aux données personnelles, nous renvoyons vers des ressources officielles et conseillons de demander un avis adapté à chaque situation.

Le cadre qui prime : information claire, autorisations et usage des images

Un enfant n’a pas la même capacité que l’adulte à comprendre un brief ni à consentir à la diffusion d’images. Le rôle des parents est donc central : lire, questionner, reformuler, puis décider si la proposition est adaptée à l’âge, au tempérament et à l’agenda familial. Ne signez jamais dans l’urgence : la précipitation est l’alliée des malentendus.

Conservez tous les échanges (email, message, document signé). Les projets sérieux l’acceptent très bien : ils savent que le suivi documentaire protège tout le monde (enfant, famille, production, marque) et fluidifie les validations internes côté recruteur. Côté diffusion, vérifiez toujours (supports), combien de temps (durée), dans quel périmètre (territoires) et avec quelles options (publicité, réseaux sociaux, sponsorisations) les images seront exploitées. Pour un mineur, l’accord des titulaires de l’autorité parentale doit être explicite et conservé.

Pour cadrer juridiquement la diffusion, les familles peuvent s’appuyer sur des repères publics liés au droit à l’image et à la vie privée, expliqués sur le portail officiel Service‑Public.fr. La CNIL rappelle également les risques de publier l’image d’un enfant et propose des conseils pratiques de prudence en ligne.

Les contrôles essentiels pour les parents : la table de bord

SujetQuestion à poserAttendu
EncadrementQui accueille et supervise ?Un contact identifié (nom, téléphone, fonction)
Lieu et accèsAdresse exacte ? Procédure d’arrivée ?Informations écrites et plan d’accès
HorairesHeure de convocation ? Durée estimée ?Un planning adapté à l’enfant
AccompagnementPrésence parentale possible/obligatoire ?Modalités claires d’accueil des parents
ImagesOù et combien de temps seront-elles diffusées ?Autorisation précise et traçable
RémunérationQuel montant ? Quelles modalités ?Conditions écrites et délais annoncés
DonnéesComment sont stockées les photos/dossiers ?Pratiques conformes au RGPD
AnnulationQuelles règles en cas d’imprévu ?Procédure simple, contact joignable

Cette table de bord complète et enrichit la logique initiale. Gardez-la sous la main pour chaque projet, en la cochant point par point, et n’hésitez pas à demander des explications écrites si un élément reste flou.

Vérifications à obtenir par écrit avant toute confirmation

Avant d’accepter une audition, une visio ou un shooting, demandez et archivez les informations suivantes. Une production sérieuse les fournit sans difficulté ; c’est même un bon indicateur de sa préparation interne.

  • Identité : nom de la marque, de l’agence ou de la production, et personne de contact.
  • Lieu et planning : adresse précise, horaires, durée estimée, pauses prévues.
  • Organisation : nombre d’enfants attendus, ordre de passage, temps d’attente probable, salle dédiée.
  • Accompagnement : présence parentale obligatoire ou modalités d’accueil et d’encadrement prévues sur place.
  • Rémunération et défraiement : montant, nature (cachet, défraiement), délai et mode de paiement.
  • Usage des images : supports, territoires, durée d’exploitation, options de publicité payante.
  • Données personnelles : qui collecte, pourquoi, combien de temps, avec quels droits d’accès et de suppression.

Si l’annonce ou le message restent vagues, résistez à la tentation de « combler » avec de l’enthousiasme : aucun envoi de documents sensibles sans cadre écrit. En cas de doute, orientez la discussion avec ce modèle de brief plus rigoureux.

Le cadre français encadre strictement l’emploi et la participation des mineurs dans le spectacle, l’audiovisuel, la publicité et la mode. Les articles dédiés du code du travail fixent des règles et des autorisations spécifiques pour les enfants qui participent à des activités professionnelles de mannequinat ou de tournage. Pour une lecture à jour, consultez la section « Enfants dans le spectacle, l’audiovisuel, la publicité et la mode » sur Légifrance (mise à jour régulière).

Il n’est pas nécessaire d’apprendre des chiffres par cœur : retenez plutôt les réflexes :

  • vérifier si l’activité envisagée entre dans les catégories réglementées ;
  • demander quelles autorisations administratives sont requises et par qui elles sont déposées ;
  • confirmer le respect des temps de travail et de repos adaptés aux mineurs ;
  • obtenir des autorisations écrites pour l’image et la participation, conservées par les parents et la production.

Pour certaines démarches administratives liées aux « enfants du spectacle », un portail public facilite les échanges entre demandeurs et administration : voir les informations officielles sur la plateforme Enfants du spectacle (CGU consultables en ligne).

Droit à l’image, vie privée et réseaux sociaux

En complément du droit du travail, la diffusion d’images de mineurs relève du respect de la vie privée et du droit à l’image. Le portail Service‑Public.fr rappelle les grands principes et exemples d’autorisations écrites utiles aux familles (y compris pour des groupes d’enfants). En cas de publication en ligne non souhaitée, la CNIL détaille la procédure pour demander le retrait d’une image (démarche amiable puis, si nécessaire, plainte).

Les réseaux sociaux ajoutent une exposition particulière : la CNIL déconseille fortement de partager des images d’enfants sur des profils publics et publie des supports pédagogiques pour les parents et les enfants. Ces repères sont utiles pour discuter avec votre enfant de ce qu’implique une diffusion large et durable.

Données personnelles et dossiers de casting

Un casting implique souvent l’envoi de photos, de vidéos et d’informations personnelles (âge, taille, ville, disponibilités). Dans l’Union européenne, ces données doivent être traitées conformément au RGPD : finalités claires, durée de conservation annoncée, droits d’accès et d’effacement facilement exerçables. Avant d’envoyer un dossier, demandez :

  • l’identité du responsable de traitement et ses coordonnées ;
  • la finalité précise (sélection pour tel projet, pas de réutilisation annexe) ;
  • la durée de conservation (par exemple, suppression à l’issue du projet non retenu) ;
  • les modalités pour retirer votre accord et demander la suppression des fichiers.

La CNIL propose des ressources pour accompagner les familles : guides et supports pédagogiques accessibles depuis CNIL Direct ou dans ses kits éducatifs. En cas de difficulté, privilégiez la demande de précisions écrites à la production avant tout envoi de document d’identité ou de justificatif.

Photos et candidature : simple, récent, respectueux

Les images d’un enfant doivent rester naturelles, non sexualisées et adaptées à son âge. Évitez les filtres, maquillages appuyés, poses d’adulte, marques voyant es ou tenues inadaptées. Pour une présélection, un triptyque suffit souvent : portrait souriant, portrait neutre et photo en pied. Inspirez-vous des principes de sobriété décrits dans notre guide polaroids.

La candidature doit tenir en quelques lignes : âge, classe ou niveau scolaire, taille, ville, disponibilités parentales et éventuelles contraintes (siestes, sport). Pour apprendre à l’écrire sans se perdre, suivez la méthode décrite dans répondre à une annonce de casting et adaptez-la au contexte familial (ton mesuré, informations utiles uniquement).

Exemples de messages prêts à envoyer

Exemple 1 : réponse courte à une annonce claire

Bonjour, nous répondons pour [Prénom, 7 ans], 1,23 m, Paris. Dispos : mer 14–17h et sam matin. Photos récentes en PJ (portrait neutre, souriant, pied). Accord parental OK. Merci de confirmer l’adresse, l’heure de convocation et la durée estimée. Bien à vous.

Exemple 2 : demande de précisions sur cadre et images

Bonjour, avant de confirmer la présence de [Prénom, 10 ans], pouvez-vous préciser : adresse exacte, ordre de passage, présence parentale, modalités d’autorisation d’image (supports, durée, territoires). Merci d’avance.

Exemple 3 : retrait poli après lecture du brief

Bonjour, nous avons bien reçu les informations. Les horaires et le nombre d’enfants prévus ne semblent pas adaptés à [Prénom]. Nous préférons ne pas donner suite. Merci pour votre retour et bonne production.

Préparer l’enfant : rythme, attentes et droit de dire « je ne veux pas »

Expliquez simplement l’objectif (photos, essais vidéo, essayages), le déroulé (arrivée, attente, passage, sortie) et la durée probable. Dites-lui qu’il peut poser des questions, demander une pause, et qu’il a le droit de dire « stop » si quelque chose l’inquiète. Un bon casting respecte ces limites.

Anticipez les besoins concrets : bouteille d’eau, petit encas, tenue de rechange, dossier imprimé, stylo, lingettes, mouchoirs, distraction calme (livre, coloriage). Un parent prévoyant protège l’enfant du temps d’attente et aide la production à tenir son planning.

Sur place : accueil, sécurité et marges de manœuvre des parents

À l’arrivée, identifiez la personne responsable (nom, fonction) et l’espace d’attente. Confirmez l’ordre de passage, repérez les toilettes et les issues. Restez à portée de voix. Si l’ambiance se tend (bruit, retard, consignes confuses), alertez calmement : proposez une pause ou un retour ultérieur. Aucun projet ne justifie d’insister si l’enfant est mal à l’aise.

Demandez où sont stockées les affaires personnelles et qui a accès aux enfants pendant l’attente. En cas de photo ou vidéo « making‑of », validez d’abord l’autorisation parentale spécifique ou refusez poliment.

Rémunération, défraiement et écrits utiles

Le cachet, s’il existe, doit être annoncé à l’avance, par écrit, avec le mode et le délai de paiement. Le défraiement (transport, repas) se précise également par écrit. Conservez les justificatifs. Si une facture est demandée, clarifiez qui la porte (parent, agence), et sur quelle base (montant, frais). Quand le doute persiste, reportez la décision : un paiement mal cadré peut bloquer une diffusion.

Pour structurer vos « oui » sans risque, appuyez-vous sur les réflexes du guide premier shooting rémunéré : les vérifications. Côté marque, un brief précis évite la confusion et rassure les parents : rédiger un brief casting clair reste la meilleure base pour annoncer un projet impliquant des mineurs.

Usage des images : supports, durée, territoires, options

Le consentement parental à l’image doit décrire l’usage prévu : supports (site, affichage, TV, réseaux), pays/territoires, durée (mois/années), exclusivités éventuelles, retouches et formats dérivés (version courte, sponsorisée, bannière). En cas de doute : faites reformuler par écrit. Évitez les formules vagues du type « tous supports, tous pays, pour toujours » qui ne permettent pas aux familles de mesurer l’ampleur de l’engagement. Pour des repères grand public sur ces sujets, voir le dossier Service‑Public sur le droit à l’image.

Sur les plateformes sociales, la circulation des contenus échappe rapidement au contrôle initial. La CNIL détaille les risques et donne des conseils de prudence (paramètres, partage restreint, absence de données visibles).

Horaires, attentes et pauses : comment reconnaître un planning adapté

Un signe de sérieux : des créneaux réalistes et un ordre de passage régulé pour éviter l’attente excessive. Idéalement, la convocation est courte, avec salle d’attente calme et pauses prévues. Les enfants fatiguent vite ; l’humeur, la concentration et la coopération chutent en fin de journée ou après un long trajet. Préférez des horaires qui respectent sommeil et scolarité, et n’acceptez pas un passage tardif si l’enfant montre déjà des signes de lassitude.

Un planning adapté prévoit aussi des tenues simples, faciles à enfiler, et une équipe briefée pour parler à hauteur d’enfant : phrases courtes, exemples concrets, encouragements mesurés. Le parent reste présent, rassurant, sans mettre de pression.

Checklists prêtes à l’emploi

Avant de répondre

  • Relire l’annonce et vérifier l’identité de la production.
  • Demander par écrit : adresse, horaires, durée, accompagnement, usage des images, rémunération.
  • Préparer 3 photos simples et récentes (portrait souriant, portrait neutre, pied).
  • Rédiger un message court et factuel (voir méthode de réponse).
  • Classer les documents dans un dossier (PDF d’autorisation, échanges email).

La veille du casting

  • Confirmer l’itinéraire et le temps de trajet + marge.
  • Préparer encas, eau, tenue de rechange, mouchoirs, distraction calme.
  • Réviser avec l’enfant : déroulé, droit de dire « pause ».
  • Imprimer les autorisations et le brief reçu.
  • Charger le téléphone et noter le contact d’accueil.

Sur place

  • Repérer l’espace d’attente et les sanitaires.
  • Vérifier l’ordre de passage et les pauses.
  • Demander où sont stockées les données (photos/vidéos prises sur place).
  • Rester à portée de voix, observer l’humeur de l’enfant.
  • Interrompre si l’enfant est inconfortable ; proposer un retour plus tard.

Après

  • Noter la durée réelle et l’expérience vécue par l’enfant.
  • Classer les reçus et échanges liés à la rémunération/défraiement.
  • Demander la suppression des données non nécessaires au‑delà du projet.
  • Faire un débrief positif avec l’enfant : ce qu’il a aimé, ce qu’il aimerait changer.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Confondre « visibilité » et projet bien cadré : la notoriété d’une marque ne remplace pas un brief solide.
  • Envoyer des documents sensibles (pièce d’identité) avant d’avoir reçu les éléments de base par écrit.
  • Accepter « tous supports, tous pays, durée illimitée » sans comprendre les implications.
  • Multiplier les essais au détriment du rythme scolaire et du sommeil.
  • Publier des images de l’enfant sur les réseaux sans filtre ni paramétrage : les risques sont documentés par la CNIL.

Cas concrets et critères de décision

Essais vidéo pour publicité

Questions prioritaires : qui filme, où vont les rushes, quand sont‑ils supprimés si l’enfant n’est pas retenu ? Demandez la finalité exacte et la durée de conservation. Refusez l’envoi « toutes plateformes internes » sans échéance.

Lookbook e‑commerce

Attendez un shooting list simple, des tenues adaptées, un temps de passage court et une pièce d’attente calme. Les repères du casting e‑commerce restent valables : sobriété, clarté, efficacité.

Campagne avec réseaux sociaux

Demandez une autorisation qui distingue la diffusion organique et la publicité sponsorisée, la possibilité de repost par des partenaires et la gestion des commentaires. Sur les risques et retraits d’images, voir la page CNIL dédiée.

Appel local pour figuration

Même pour un « petit rôle », on attend l’essentiel : identité, lieu, horaires, accompagnement, autorisations. Côté organisateur, suivez notre guide pour un casting local bien structuré.

Le rôle actif des parents pendant le casting

Le parent présent ne se substitue pas à l’équipe, mais il garde une vigilance bienveillante. Il aide l’enfant à comprendre une consigne, propose une pause, vérifie la tenue, garde les documents. Il fait le lien discret entre l’humeur de l’enfant et le planning de l’équipe. S’il perçoit une gêne (tenue, propos, posture), il formule un refus doux et clair. Le respect calme inspire le respect en retour.

Après le passage, félicitez l’effort, pas le résultat. Le but n’est pas de « plaire » mais d’essayer. Ce message protège l’estime de soi et évite la pression de performance.

Organiser un casting enfant côté recruteur

Un recruteur responsable publie une annonce précise, anticipe la présence parentale, prévoit une salle calme, des créneaux courts et une personne d’accueil joignable. Il décrit l’usage des images, le niveau de rémunération/défraiement et les étapes d’autorisation. Pour recevoir des candidatures pertinentes, suivez le guide du brief casting et, si besoin, les conseils pour un appel local. Un bon tri commence au moment où l’on rédige l’annonce.

Sur ShootingMode, vous pouvez publier une annonce responsable et consulter les profils adaptés : voir les castings en cours et parcourir les projets ouverts. Les parents créent un dossier clair et jour : inscription et amélioration du profil en 30 minutes.

La question scolaire et le rythme de vie

Les castings et shootings ne doivent pas déséquilibrer la scolarité ni les temps de repos. Préférez les créneaux compatibles avec l’école et informez l’enseignant si l’absence est inévitable. Expliquez-lui le cadre, la durée, et proposez une récupération. Un enfant reposé, rassuré et à jour de ses devoirs vit mieux l’expérience.

Agences, production, marque : qui fait quoi ?

Selon les projets, l’interlocuteur peut être une agence, une société de production ou la marque directement. Dans tous les cas, un contact identifié doit être capable d’expliquer le workflow : réception des dossiers, pré‑sélection, invitation, passage, décision, autorisations, paiement, diffusion. Demandez qui dépose les demandes administratives éventuelles et qui conserve les autorisations parentales et les documents d’image. Un projet flou sur ces questions doit être mis en pause.

Construire un dossier photo utile (sans sur‑promettre)

Un dossier enfant n’est pas un mini‑book d’adulte. Il doit être bref, simple, à jour. Évitez les poses surjouées, la retouche excessive, les accessoires qui cachent le visage. Trois photos suffisent pour commencer. Si vous souhaitez aller plus loin, privilégiez un mini‑book épuré en suivant la méthode pour préparer un book qui inspire confiance.

Un dossier clair est une preuve de sérieux : taille exacte, pointure utile (selon projet), âge et date de naissance, ville, disponibilités, allergies éventuelles (si tenues/maquillage). Gardez sous la main une version PDF et une version en images séparées.

Transparence sur les données et droit au retrait

Vous pouvez demander la suppression de dossiers, photos ou vidéos transmis pour un projet si la sélection est terminée et que l’usage annoncé ne les justifie plus. En ligne, si une image est publiée sans votre accord, vous pouvez exercer vos droits auprès de l’éditeur du site puis, à défaut de réponse, saisir l’autorité compétente : voir la procédure expliquée par la CNIL. Ces démarches sont d’autant plus efficaces que vous avez conservé vos échanges et autorisations.

Méthode pas à pas : du premier message à la décision

Étape 1 : filtrer l’annonce

  1. Identifier l’organisateur et son contact.
  2. Repérer les informations manquantes (lieu, horaires, images, rémunération).
  3. Envoyer une réponse courte et polie avec questions ciblées (voir modèles ci‑dessus).

Étape 2 : envoyer une candidature courte

  1. 3 photos simples et récentes (ne chargez pas : poids modéré).
  2. Texte : âge, taille, ville, disponibilités, contraintes.
  3. Rappel : « autorisation parentale envisageable sous réserve d’un brief complet ».

Étape 3 : arbitrer avec l’enfant

  1. Expliquer le déroulé avec des mots simples.
  2. Valider qu’il est partant et en forme aux créneaux proposés.
  3. Prévoir une solution de repli (pause, sortie anticipée).

Étape 4 : confirmer par écrit

  1. Réceptionner le brief final (adresse, horaires, images, paiement).
  2. Demander l’autorisation d’image à signer (support/durée/territoires).
  3. Classer tous les fichiers et messages.

Étape 5 : jour J

  1. Arriver 10–15 min avant (sans trop d’avance pour limiter l’attente).
  2. Identifier le référent d’accueil, présenter les autorisations.
  3. Surveiller l’humeur de l’enfant, proposer une pause si besoin.

Étape 6 : après

  1. Demander confirmation du calendrier (sélection/diffusion/paiement).
  2. Vérifier les options de retrait des données non nécessaires.
  3. Débriefer avec l’enfant et noter vos enseignements pour la suite.

Modèles d’autorisation et mentions utiles (à adapter)

Autorisations d’image

Précisez : identité des parents et de l’enfant, description du projet, supports de diffusion, durée, territoires, absence/présence d’exclusivité, mention de retrait possible pour les canaux sous votre contrôle (hors obligations contractuelles). Joignez la date, le lieu, les signatures lisibles.

Consentement aux prises de vues sur place

Ajoutez une phrase pour le making‑of ou les coulisses si l’organisateur en réalise, avec option de refus partiel (ex. pas de diffusion réseaux).

Mentions RGPD

Demandez à l’organisateur de rappeler : finalité, durée de conservation, base légale, droits d’accès/rectification/suppression, contact du responsable de traitement.

Quand dire non (et comment)

Dites non si : le brief reste flou malgré vos questions ; l’horaire bouscule le sommeil ou l’école ; les tenues demandées ne sont pas adaptées à l’âge ; l’usage des images dépasse ce que vous jugez souhaitable ; la rémunération et les frais ne sont pas clarifiés. Formulez un refus simple et cordial, sans justification détaillée.

Ressources officielles à garder

Pour des cas individuels (autorisations particulières, situations scolaires, nationalités, etc.), rapprochez‑vous de l’organisateur et, au besoin, sollicitez un conseil professionnel compétent.

Outils ShootingMode pour les parents et recruteurs

Parents : créez votre profil, mettez‑le à jour en suivant le guide express, et candidatez sur les annonces en cours en gardant ce dossier comme ligne de conduite. Si vous visez des séries d’essais produits, lisez aussi ce que les marques recherchent en e‑commerce.

Recruteurs : préparez un brief responsable avec notre trame, organisez vos sessions locales avec les bonnes pratiques logistiques, et gagnez du temps dans le tri grâce à une annonce structurée. Besoin de profils ? Parcourez les projets ouverts et contactez des familles prêtes et informées.

FAQ : les questions les plus courantes

Dois‑je toujours être présent(e) ?

La présence parentale est souvent demandée, parfois obligatoire selon l’âge et l’organisation. Si elle n’est pas prévue, demandez qui encadre l’enfant et comment vous êtes joignable à tout moment. Sans réponse claire, abstenez‑vous.

On me demande une copie de pièce d’identité par email : normal ?

Uniquement si la finalité est explicitée (par exemple, vérification de l’identité du représentant légal) et si la transmission est sécurisée. Sinon, proposez une vérification sur place ou un envoi via un canal sécurisé. Demandez aussi la durée de conservation et la suppression ensuite.

Combien de photos envoyer ?

Trois photos simples et récentes suffisent pour une première sélection : portrait souriant, portrait neutre, photo en pied. Évitez les montages, filtres et effets.

Peut‑on publier des photos « making‑of » sur nos réseaux ?

Demandez si l’autorisation le permet et si la production valide les images avant publication. Évitez de publier des visuels identifiants (badge, école, adresse). Pour la prudence en ligne, consultez les conseils de la CNIL.

Et si l’enfant change d’avis sur place ?

On s’arrête. Expliquez calmement la décision à l’équipe. Un bon projet respecte la parole de l’enfant et peut proposer un autre créneau. Ne forcez jamais.

Comment éviter les arnaques ?

Méfiez‑vous des demandes d’argent, des avances étranges, des promesses vagues. Vérifiez l’identité de l’organisateur, demandez un brief écrit et refusez tout envoi de documents sensibles sans cadre. Utilisez les repères de notre guide vérifications.

Que faire si une image de mon enfant circule sans accord ?

Contactez d’abord l’éditeur du site pour demander la suppression. Sans réponse sous un mois ou en cas de difficulté, la CNIL décrit la marche à suivre. Conservez toutes vos preuves et échanges.

Mon enfant est étranger : y a‑t‑il des règles particulières ?

Le cadre peut inclure des démarches administratives spécifiques selon la situation. Orientez‑vous vers l’organisateur et, si nécessaire, consultez les sites officiels d’information pour vérifier les obligations en vigueur. En cas de doute, demandez un conseil individualisé.

En résumé

Un casting enfant réussi se reconnaît à l’information claire, au respect du rythme de l’enfant et à la coopération sereine entre parents et production. Les familles gagnent du temps en posant tôt les bonnes questions ; les recruteurs, en publiant des briefs précis et responsables. Pour aller plus loin : répondre avec méthode, préparer des polaroids sobres, relire les repères sur les droits à l’image, mettre à jour son profil, structurer un mini‑book, comprendre l’e‑commerce, organiser un appel local et rédiger un brief clair.

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